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 Sonate au clair de lune │†│ MIKAN&YÛJI

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Invité» Invité

Mar 8 Sep - 22:12
     


❝ Sonate au clair de lune ❞
Je passais une soirée qui me semblait terne, mais qui me correspondait bien depuis quelques mois déjà. Après toutes ces années à perturber les autres, moi-même, et à croupir en prison, j’avais appris à me contrôler et à laisser passer le temps. Certes, ce n’était qu’en attendant de pouvoir assouvir une vengeance immuable, mais cela me permettait au moins de passer inaperçu dans la foule des badauds.
Je n’avais pas réellement envie de rentrer chez moi. Après être passé chez la fleuriste – qui s’avérait être ma voisine – puis au cimetière, j’avais erré longtemps dans les rues de Tokyo, avant de prendre le chemin du retour vers Nishinaka, cette ville si dénuée de sens et désuète. Elle me paraissait tout aussi terne que mes pensées, mais cela me convenait. Je n ‘avais pas besoin d’animations ou de folies, de toute façon tout ceci n’était qu’une passade, en attendant que ma conditionnelle cesse et que je puisse être complètement libre du moindre de mes mouvements. J’avais conscience qu’on me surveillait encore et qu’on pouvait me craindre à Tokyo, mais pas dans les environs de Nishinaka. Au fond, c’était un peu comme le club Med !

Aucun jour n’était beau et radieux pour moi, mais celui-ci l’était encore moins que les autres. Je n’en avais pas besoin pour penser à Megumi, mais il faut dire que c’était comme un coup de fouet en pleine figure qui me ramenait au nombre d’années que j’avais pu vivre sans sa présence, et qui me pesaient. Je revoyais parfaitement son visage, qui se mêlait horriblement au rouge du sang que j’avais vu couler derrière son crâne. Mais le plus étrange, c’était que j’aimais penser à ça, parce que même si c’était une image horrible, cela me permettait de ne jamais oublier ma petite sœur chérie.

J’entrais dans un pub, peut-être pour me saouler. Je n’avais aucune idée de la façon dont ma soirée allait se terminer, et je n’avais pas réellement envie de le savoir. De toute façon, ce ne serait pas mieux que le début de cette journée toute aussi merdique que les autres. Autant prévenir, j’étais d’humeur morose et rien n’aurait pu mieux accompagner mes pensées sombres qu’un peu de musique classique… Comme… du piano. Oui, le piano, ça m’apaisait le cœur, ça me permettait de me détendre un peu et j’avais l’impression que, l’espace d’un instant, je m’en allais moi aussi et que la culpabilité disparaissait. Juste un instant. Et j’avais alors l’impression d’être un garçon normal qui n’avait pas fait un tour à l’hôpital et en prison à cause de tout ça. Mais cela ne durait jamais, c’était le problème. Pourtant, au fond, j’aurai bien aimé.

Je m’attablais dans un coin sombre, commandais un whisky et croisais mes doigts sous mon menton pour le soutenir. Mes yeux naviguèrent dans la salle, jusqu’à se poser sur le grand piano en centre où, dos à moi, se trouvait une jeune femme qui jouait. C’était beau, agréable… alors je me mis à écouter, simplement.

© Pando
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Mar 8 Sep - 23:33
     


❝ Sonate au clair de lune ❞
Maintenant que je suis majeure aux yeux de la loi japonaise, j’ai enfin pu être embauchée dans le pub que tient l’un de mes oncles depuis des années. Ce n’est pas mon oncle à proprement parlé, mais c’est un cousin proche de mon père, et tout comme nous, il vit dans la demeure des Somas depuis toujours. Bref, tout ça pour dire que maintenant, j’ai enfin un vrai job à moi et plutôt bien payé, yeah ! Vous avez surement envie de crier discrètement ‘PISTON !’ et vous n’aurez peut-être pas tort…. Mais très sincèrement, votre avis m’importe autant que la dernière paire de chaussettes de mon petit frère. Désolée pour ça !

Quoi qu’il en soit, ce soir était un grand soir, puisque c’était la première fois que moi, Soma Mikan, je me produisais devant un public. N’allez pas croire que je me la joue grande artiste ou autre hein, d’ailleurs je ne suis pas officiellement pianiste dans ce bar mais serveuse. Seulement… mon cher tonton est un vrai amoureux de musique et a su m’aménager de précieuses horaires pour me permettre de jouer et chanter. C’est donc ce que j’allais faire d’ici peu de temps. Et autant vous dire que j’avais un sacré trac.

Mais une fois que je fus installée au piano planté au centre de toutes ces tables, que la lumière fut sur moi et que mes doigts commencèrent enfin à toucher les touches... tout ce qui aurait pu être négatif pour moi disparu instantanément… et je fus alors transportée par la musique. Plus rien ne semblait existait autour de moi, si ce n’est la mélodie, une mélodie provenant d’une chanson que j’aimais assez et que tout le monde connaissait forcément : Let it be des emblématiques Beatles. Et alors que mes doigts jouaient de plus en plus la musique, ma voix se mit alors à sortir de ma gorge afin de chanter les paroles, pleines de sens à mon gout. J’aimais la symbolique de cette chanson, elle me ressemblait pour beaucoup de choses et c’était un privilège que de la chanter. J’adorais tellement ce morceau, qu’il était possible pour moi de la chanter dans un anglais presque parfait. Un comble pour une pauvre petite nipponne comme moi, ne ?

Je n’entendis pas tout de suite les applaudissements, encore plongée dans mon monde et dans mes rêves. Mais lorsque finalement mon oncle me rejoint pour me présenter à toute cette petite foule aimable, je descendis de mon nuage et sourit en saluant, approuvant lorsqu’il précisa que j’étais la nouvelle serveuse de la maison, et que je jouerais souvent de cette façon. Cette révélation sembla enchanter de nombreux clients et cela me fit du bien. Rien n’aurait pu me faire plus plaisir que cela au final. Toute sourire, je me rendis après cela au comptoir afin de rendosser mon rôle de gentille serveuse avant la prochaine prestation. Lorsque j’arrivai au niveau d’une de mes collègues, je fus accueillie avec une esquisse malicieuse de sa part puis d’un mouvement de tête désignant au homme attablé non loin du piano, de dos à l’instrument.

« Il n’a pas décollé ses yeux lorsque tu jouais… Tu as ta première mission sur le feu, bonne chance à toi ! »

Me dit-elle avec un grand sourire farceur, pensant que j’allais être gênée, finissant par me donner un plateau avec le verre qu’il avait commandé dessus. Souriant d’un air faussement naïf et pur, je me pinça les lèvres avant de lever les yeux au ciel une fois dos à elle. Qu’est ce qu’elle croyait ? Que je pouvais flasher comme ça sur le premier mec me reluquant ? Comme si ça allait être le dernier tiens ! Cependant, en m’approchant un peu plus de ce fameux client, j’eus une sorte de petite révélation personnelle. Hé, mais c’est qu’il était plutôt craquant quand même... Il semblait plus âgé que moi, mais quand même jeune. Peut-être que cette vieille bique n’avait pas tort…

« Voilà votre commande ! »

Annonçais-je avec un air joyeux et une voix claire, avant de poser le verre sur la table de façon douce et mesurée. Puis en me redressant, je lui adressais ce sourire si mignon que je savais tellement bien faire. Restant un petit moment ainsi et me contentant de le dévisager, je finis par dire, lorsque je compris que mon regard le gênait probablement :

« Haha, désolée… C’est que… vous êtes mon tout premier client, alors j’aimerais me souvenir de votre visage. C’est important ce genre de choses pour moi.»

Petit sourire style gêné en prime, regard de biche... pourquoi s’en priver ? Les hommes adoraient ça, quoi qu’ils en disent. Et puis, ce que je débitais n’était pas totalement faux. J’aimais prendre des photographies mentales des gens que je trouvais beaux, surtout. Et lui, il l’était. Malgré son air un peu bougon et froid. Plaçant le plateau sous mon bras afin d’avoir les mains libres, je mis mes doigts en rectangle et les plaça devant mes yeux, faisant alors mine de prendre une photo avec un appareil imaginaire.

« Et clic ! C’est dans la boîte ! Merci beaucoup ! »

© Pando
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Mar 8 Sep - 23:49
     


❝ Sonate au clair de lune ❞
Je ne la voyais pas de face, et cela n’avait aucune importance. Après tout, ce n’était pas vraiment elle qui avait de l’intérêt à mes yeux, mais plutôt les sons qu’elle produisait avec ses mains. C’était vraiment magnifique, et la mélodie ne m’était pas inconnue. Elle entra en moi et prit possession de mon être, jusqu’à ce que les dernières notes disparaissent dans cette grande salle, mourant avec le peu de chaleur que j’avais pu ressentir en les écoutant. La salle était redevenue plus sombre, et je retournais à ma position habituelle : renfermé, dans mon coin, à ne regarder personne.
La pianiste en question était apparemment une nouvelle employée/serveuse, ce qui n’était pas très étonnant. Souvent, elles endossaient la double casquette. Je n’avais aucun préjugé là-dessus, à vrai dire je m’en moquais bien de ce qu’elle pouvait faire en dehors, car seul le piano m’intéressait vraiment. Par ailleurs, personne d’autre ne s’y installa après cela, ce qui rendit l’atmosphère vraiment trop morne à mon goût. N’y avait-il donc personne d’autre ici qui sache jouer ?
Et ma commande, où en était-elle ? Cela faisait cinq bonnes minutes que je l’avais passée, ils m’avaient oubliés ou quoi ??? Ah, ce devait être à cause de mon côté un peu froid et coincé, on m’oubliait souvent et la plupart du temps, c’était tant mieux pour moi, cela m’arrangeait. Là non, j’avais soif, je n’aimais pas tellement attendre et je commençais à me demander si les serveurs de ce bar étaient compétents.

Quand mon verre arriva face à mon regard, je relevais la tête pour fixer la serveuse, qui n’était autre que la pianiste. Alors voilà à quoi elle ressemblait de face… ? Mignonne, sans plus. Enfin, je ne regardais pas vraiment son visage, juste les contours, rapidement. Scruter les gens ne me ressemblait pas, et il fallait vraiment que j’ai beaucoup d’intérêt pour eux pour les regarder assez longtemps dans le but de dire si oui ou non, ils étaient beaux. Je n’avais pas envie de la fixer, et encore moins de la positionner sur une échelle de beauté de 1 à 10.
Par contre, je fus fort étonné qu’elle reste là, devant moi, attendant probablement un merci ? J’allais le faire, justement, lorsqu’elle se mit à parler, avec tellement d’enthousiasme que je faillis en mourir étouffé. Cela faisait une éternité que je n’avais pas eu affaire à une personne qui respirait la joie de vivre, du moins de l’extérieur. Je trouvais, bizarrement, son sourire très joli… et commémoratif.

« Si vous le dites… »

Dis-je en bougonnant un peu, ne comprenant pas ses méthodes. Ok, elle fait des photos imaginaires de ses premiers clients… Elle avait quoi, cinq ans ? Bon, Yûji, ne juge pas. Elle était peut-être simplement stressée par tout ça, et agissait autrement que de naturel. Je me sentis forcé de poursuivre ce début de conversation, vu qu’elle semblait vraiment attachée à ce truc de ‘premier client servi de toute sa vie’.

« C’était bien vous qui jouiez tout à l’heure au piano, n’est-ce pas ? C’était joli. Vous êtes d’ailleurs meilleure pianiste que serveuse, puisqu’il semble que vous ayez oublié le sous-verre de mon verre… »

Ou alors étais-je trop prétention ? Mais j’avais l’habitude, dans le bar où j’allais avant, que le serveur apporte toujours des sous-verres avec les consommations pour protéger les tables. Peut-être qu’ici, ils s’en moquaient ?

© Pando
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Mer 9 Sep - 0:54
     


❝ Sonate au clair de lune ❞
Mais dites donc… C’est qu’on était grincheux en ce charmant soir de sortie ! Haha, parfait, vraiment parfait. Cela donnait un peu plus de piment dans le jeu, et autant le dire, il n’y avait rien de plus jouissif que d’amadouer les plus coriaces. Il était quand même bizarre ce gars… Pourquoi sortir si c’était pour être aussi peu sociable et accueillant ? Remarque, cela ne faisait qu’ajouter un peu plus de mystère à sa personne. J’aimais ce genre d’individu justement. Ceux qui ne se donnaient pas un genre ou une étiquette. C’était certainement gonflé de ma part de penser une telle chose lorsqu’on savait que j’adorais justement faire ça, mais que voulez-vous, j’étais moi-même sacrément bizarre.

Derrière son petit pique insignifiant concernant mon ‘oubli’ du dessous de verre, je pus tout de même percevoir un semblant de compliment concernant mon talent de pianiste, et cela me fait plutôt plaisir. Olala, celui-là, il avait vraiment un balai coincé dans les fesses ! Si sa remarque aurait pu me vexer, je n’en fis rien et afficha à la place un charmant sourire, digne des meilleurs oscars de cinéma. Tout en prenant un petit air faussement désolé, je me mis à expliquer, avec tact et malgré tout audace :

« Disons qu’ici… C’est un pub Monsieur. Les dessous de verre sont destinés à la clientèle consommant des pintes et des demies. Mais vous savez quoi ? Comme vous êtes chic et que vous m’avez félicité pour ma prestation, je vais vous en apporter un. On fait comme ça ? »

Haha, il pouvait toujours courir pour voir le nez de ce fameux dessous de verre, tiens ! J’allais surtout le laisser en plan et retourner à mon boulot. Non mais qu’est ce qu’il croyait ? Qu’on était dans un bar de prestige ? S’il voulait aller boire un verre dans un lieu chic, à sa guise, mais les prix ne seraient pas du tout les mêmes. Il avait quand même un sacré toupet. Lui offrant une esquisse aussi mignonne que mensongère, j’ajoutai-je, dans un murmure préventif :

« Vous savez, le Whisky, c’est pas forcément très bon pour la santé. C’est fort et ça rend plutôt désagréable. Dites-moi si je me trompe… ce n’est pas votre premier verre ce soir, n’est ce pas ? »

En fait, je m’en foutais complètement. Il avait parfaitement compris le double sens de cette phrase et c’était très bien comme ça. Il était d’un rasoir affolant mais qu’importe, ce n’était pas lui qui allait me gâcher la soirée ! Après lui avoir donc promis de revenir avec son fichu dessous de verre, l’air plus hypocrite que jamais, je retournais donc à mes fonctions. Les minutes passèrent, se transformant en quart d’heure, puis demi-heure… Je pris un malin plaisir à passer près de mon client number one, devant et derrière lui, l’effleurant… le faisant miroiter, exagérant sans mal en mimant le fait que je ne l’avais pas oublié. Haha, la bonne blague.

Puis, lorsque la deuxième heure passa finalement et que je pus retrouver mon cher piano, c’est après quelques secondes de malicieuses réflexions que j’annonçais au micro avec un petit air mignon :

« Je dédicace ce morceau à mon tout premier client qui se trouve derrière moi, et qui attends toujours son dessous de verre. »

Dédicace étrange qui ne manqua pas de faire rire l’assemblée, même mon oncle. Jouant alors ma seconde mélodie qui était Paradise du groupe Coldplay, je me coupai encore une fois du monde pour entrer dans le mien, celui qui n’appartenait qu’à moi. De nouveau, on m’applaudit avec brio et c’est tout heureuse que je me rendis au comptoir, parée à faire ma dernière demi heure de service. Et une fois que cette dernière fut enfin terminée, je me rendis au vestiaire pour me changer, prête à rentrer chez moi. Mais en revenant au bar, je vis que mon client number one était toujours là, avec son air penaud et solitaire. Abordant un fin sourire malin, je me dis qu’au final, cette soirée était loin d’être finie.

« Désolée pour le retard. Tenez ! »

Dis-je alors avec entrain en lui tenant le fameux dessous de verre qu’il avait probablement déjà oublié, avant de finir par m’assoir face à lui sans même lui demander la permission. Prenant mon visage entre mes mains tout en m’accoudant adorablement à la table, je continuai à dévisager toujours plus ce bel inconnu de mes grands yeux bruns. Il devait se demander pourquoi diable un tel pot de colle pouvait s’intéresser à lui, et c’était justement ça qui était intéressant.

« Alors… ! Dites-moi, comment allez-vous aujourd’hui ? Vous avez passé une dure journée pour être aussi peu avenant ? »


Et bien évidemment, on n’oublie pas de sourire !


© Pando
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Mer 9 Sep - 8:53
     


❝ Sonate au clair de lune ❞
Je pris presque sans réaction les piques qu’elle me lançait au visage sans vergogne, insinuant que j’étais désagréable – mais y avait-il réellement besoin d’être euphorique et enthousiaste comme elle ? C’était un pub, pas un bal de promo de midinette. Mais enfin… la promesse d’un sous-verre se fit vite oublier quand je me rendis bien vite compte qu’elle se moquait ouvertement de moi, en ne l’apportant jamais malgré ses œillades. Qu’à cela ne tienne, ce n’était pas ma table après tout, je me moquais bien des dégâts qui surviendraient dessus.
Cependant, je ne m’attendais pas à ce qu’elle s’en amuse publiquement, à mon insu. La petite garce… Bon, il en fallait plus pour me faire sortir de mes gonds, bien entendu, mais elle ne payait pas cher pour attendre celle-là. Dommage qu’elle soit aussi bonne pianiste et que je ne puisse pas le lui reprocher. Encore une fois, j’allais simplement me taire de mon côté.

Le morceau fut tout de même beau et agréable à l’oreille, même si je préférais le précédent. J'écoutais tout cela avec l'innocence d'un enfant qui entendait ces sons pour la première fois, et c'était grandiose. Cette fille n'avait malheureusement rien à envier aux autres bons pianistes que j'avais pu entendre depuis ma sortie de prison, et même moi je ne me défendais pas de cette manière sur un clavier. Cependant, je n'allais pas lui tirer mon chapeau-bas, vu la façon dont elle m'avait traité un peu plus tôt. Faut pas rêver non plus hein...

Même après la fin du morceau, et jusqu'à la fermeture, je restais là, assis avec mon verre encore rempli, à regarder la table ou les murs comme si j'y prêtais attention. J'étais plongé dans mes pensées lorsque le visage devenu un peu énervant de la demoiselle pianiste se colla devant le mien. Quel pot de colle... Je remarquais bien vite qu'elle s'était changée, alors pourquoi ne pas simplement partir et me laisser finir mon verre tranquillement, comme n'importe qui d'autre ? La poisse... Je tombais toujours sur les illuminées du bulbe ! Sa question me surpris et j'eus un petit rictus en me demandant ce que ça pouvait lui faire que j'aille bien ou pas... M'enfin, elle ressemblait à ce genre de personnes qui se mêlaient des affaires des autres sans se soucier de leurs sentiments. Elle croyait quoi, que j'allais lui raconter que j'étais allé au cimetière, et tout ça ? Elle était folle. Complètement folle, ça se voyait d'ailleurs dans ses pupilles. Mieux valait pour moi ne pas m'approcher d'elle d'avantage. Cela me ferait suer de retourner en prison !

« En quoi le fait que je sois avenant ou non vous intéresse-t-il ? On ne se connaît pas, il est plutôt impoli de me poser cette question aux airs de moquerie et de critique. Si vous vouliez travailler dans un endroit avec des oiseaux qui chantent et des souris qui dansent parce qu'ils sont heureux, il ne fallait pas choisir un pub mais une cour d'école. À bon entendeur... »

Je pris mon verre et le bu d'une traite, avec une micro-grimace lorsqu'il passa dans ma gorge et l'écorcha un peu. Par chance, cela réveillait, et j'étais plus à même de répondre à cette... enfant. Pas de gros mot Yûji, voyons...

« Je n'ai plus besoin de sous-verre, comme vous le voyez. Et je ne crois pas qu'il soit légal qu'une mineur distribue de l'alcool. »

Je m'amusais du fait qu'elle ait un air un peu enfantin pour sous-entendre qu'elle n'était qu'une gamine, pour voir sa réaction. Non, je n'y portais pas plus d'intérêt que cela, mais je lui renvoyais simplement la balle. J'avais beau m'être promis de ne plus réagir à rien, j'avais tout le même le droit de me défendre, non ? En tant qu'individu. Ravi de mon petit effet, je sortis de quoi la payer et me levais de table comme un non gentleman, vous aurez remarqué.

« Vous souhaitez peut-être que je vous raccompagne chez vous ? On m'a toujours dit qu'il ne fallait pas laisser les enfants se balader seuls dans les rues après une certaine heure. »

Je ne riais pas, mais intérieurement si en fait. Je trouvais ça... bizarre, et un peu amusant. Je trouvais vite de quoi la charrier en fait, ce n'était pas très difficile. J'imaginais qu'elle avait un fort tempérament...

© Pando
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Mer 9 Sep - 13:36
     


❝ Sonate au clair de lune ❞
Le voir sortir de ses gongs, bien que calmement, me fit intérieurement sourire. Haha, la situation devenait de plus en plus intéressante et je m’en réjouissais secrètement. Plus que pour me moquer, ce drôle de personnage m’intriguait assez pour que j’ose gâcher mon précieux temps avec lui. J’aimais bien rencontrer de curieuses personnes, surtout dans son genre. Le genre « Ne m’approchez pas, je suis un méchant, je tire tout le temps la tronche parce que j’ai mes menstruations 24 heures sur 24 ! » … Ouais, pas forcément du grand original, mais suffisamment à part pour attirer mon attention. Il pouvait s’estimer heureux en tout cas !

En l’entendant me critiquer, je ne faiblis pas une seule fois et gardai mon adorable sourire un peu naïf et idiot, rien que pour le faire miroiter. Mon pauvre gars, si tu savais comme je m’en balance de ton avis ! Des oiseaux et des souris qui chantent ? Haha, je crois que c’était la première fois qu’on me la sortait celle-là. Cette situation m’amusait vraiment beaucoup, tout comme le fait qu’il puisse me prendre pour une pauvre gamine écervelée. C'était presque jouissif pour moi de voir à quel point il était facile de berner les gens, et surtout les hommes.

« Plus mineure à présent M’sieur ! J’ai eu 20 ans tout rond le mois dernier ! Je suis une grande fille maintenant ! »


Corrigeai-je tout de même lorsqu’il me désigna sans vergogne comme une mineure. Pour accompagner mes dires, j’avais levé les mains au ciel, en guise de ola victorieuse, un grand sourire Colgate en prime. Le pire dans tout ça, c’est que j’étais réellement contente. Même si certains me prenaient encore pour une adolescente toute mignonne et fragile, j’étais majeure à présent. Je pouvais donc aisément leur faire comprendre que j’avais bel et bien 20 ans et que - en cas - je les emmerdais profondément aussi. Sans le dire directement hein, mais l’air stupidement béat que j’avais pris en expliquant cela au grincheux de service était tout comme.

N’empêche que ses rictus me faisaient rire. Ah qui il me faisait penser hum… Ah ! C’était un mélange entre Severus Rogue et Daryl Dixon ! Le genre solitaire et sauvage un peu gothique dans l’âme. Etait-il du genre à aller se cacher dans les bois la nuit où à écrire dans un journal intime en écoutant du Bullet for my Valentine ? Non Mikan, ça suffit avec les clichés. Stop. Haha ! En tout cas, ce bel inconnu me faisait rire, j’avais envie de l’embêter avec un peu ! Et quoi de plus beau que l’énorme perche qu’il me tendit à ce moment-là en me proposant – ironiquement – de me raccompagner chez moi. Alors là mon gars, tu ne sais pas dans quoi tu viens de t’embarquer…

« Oh c’est vrai ? Vous feriez ça ? Dis-je avec un faux air béat et enchanté, avant de me lever et de crier à l’adresse de mon oncle au comptoir, tonton ! Sous-verre-san s’est proposé de me ramener ! »
« Eh ? Tu es sure que… »
« Ça ira Ji-chan ! De toute façon, si demain vous me retrouvez coupée en petits morceaux dans une poubelle, vous saurez pourquoi. Ne ? »


Rajoutai-je en me tournant vers le concerné, mettant ma tête sur le coté de façon mignonne et peste à la fois. Sur le coup il ne dit rien, et je ne savais pas ce qu’il pensait. Mais une chose était sure, je lui imposai encore ma présence, sans qu’il n’ait le moindre choix. Et c’était vraiment divertissant !

« Ça ira jeune homme ? »

Demanda alors mon oncle à l’égard de l’inconnu, lui mettant sans le vouloir un peu plus le couteau sous la gorge.

© Pando
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Mer 9 Sep - 15:47
     


❝ Sonate au clair de lune ❞
20 ans, elle ? Ahah, la bonne blague. Mais elle en aurait trente que ça ne me ferait ni chaud ni froid. C'était une information si... insignifiante ! Je regardai ma montre, pressé soudainement de m'en aller, mais je lui fis alors une proposition que j'allais vite regretter, c'était comme une évidence. Qu'est-ce qui m'avait pris de lui proposer de la ramener chez elle ? Alors que je m'en moquais, de ce qui pouvait lui arriver ? Bon dieu Yûji, ta gentillesse te perdra... Gentillesse ? Ahah, ne poussons pas le bouchon trop loin non plus. C'était simplement un moment d'inconscience, tout simplement ! De la pure et bête inconscience. Je savais que je n'aurais pas dû boire de l'alcool, je me l'interdis toujours normalement. Ce whisky me perdra... Mais en même temps, c'était exceptionnel !

"Sous-verre-san..." Je grognai pour moi-même, pas très content de me faire nommer ainsi. Ceci devait se voir sur mon visage, mais je le cachais rarement, surtout lorsqu'il était aussi tard. Je trouvais, par contre, son idée fort tentante ! Si elle savait que j'avais fait de la prison, elle ne parlerait pas aussi légèrement. Qui sait ce dont j'étais capable, par colère ou tout autre sentiment trop fort pour moi ? Elle ne savait pas à qui elle tenait le bras, et c'était inconscient de sa part... Et même de celle de son oncle, semblerait-il. Suite à sa question, je le regardais sans sourciller, peu voire pas du tout impressionné par son regard ou le ton de sa voix.

« Je ne fais que la raccompagner, vous savez. Il faudrait bien plus que ça pour que je m’intéresse à votre nièce… »

Et je ne disais pas cela pour tenter de les vexer l’un l’autre, mais simplement parce que c’était la stricte vérité, en fin de compte. Des japonaises mignonnes, il y en avait des tas, elle ne faisait pas exception à la règle ! Il fallait que les pères et les oncles arrêtent de croire que leur fille ou nièce était si sexy que, si on les raccompagnait, c’était forcément pour les sauter ! Moi ? Coucher ou même tenter d’embrasser celle-là ? Il en faudrait, oh oui, bien plus.

Je sortis du pub sans l’attendre néanmoins et, une fois dehors, m’arrêtais pour sortir une cigarette, l’allumer et la porter à ma bouche. Coincée entre mes lèvres, j’en tirais quelques bouffées avant de soupirer longuement, laissant la fumée s’échapper entre mes dents et par mes narines. Parfait. Je me sentais mieux, bien mieux qu’avec de l’alcool. Ah, j’entendais déjà le sermon « fumer tue », mais la mort ne me faisait pas peur depuis le temps. Au contraire, j’avais hâte qu’elle vienne me voir, cette sal*pe.

« Je ne t’en propose pas. Non pas parce que je pense que tu es non-fumeuse – ce qui, si j’avais seulement envie d’y réfléchir, se verrait sur ta tête – mais parce que ça ne me botte pas. Et si ça te dérange pour respirer, change de trottoir. »

Je soufflais une nouvelle fois, l’air autour de moi devenant plus narcotique, puis j’avançais de nouveau sans savoir quel serait son choix. Je prenais le chemin pour rentrer chez moi, ne sachant aucunement où elle, elle pouvait bien vivre. Hum… ok, j’étais sensé la raccompagner, mais de l’air frais et une bonne cigarette me poussaient à changer d’avis. Ah, si seulement j’étais un gros rustre sans cœur ni sentiment…

« T’habites où ? »

J’étais passé au tutoiement sans gêne, n’ayant pas pour habitude de vouvoyer des enfants tous justes sortis de la minorité. À mes yeux, elle n’était qu’une gamine, rien de plus. Elle y ressemblait beaucoup, avec ses petites mimiques et sa tenue. Si elle voulait passer pour plus âgée qu’elle ne l’était, elle devrait s’habiller autrement. Mais bon, moi, ce que j’en sais de la mode hein…

Nouvelle cigarette. Décidément, tout va de travers. J’attends sa réponse et espère arriver le plus vite possible pour la larguer. En même temps, je me demande comment j’en suis arrivé là, et que c’est probablement de ma faute pleine et entière. Abruti. Tu n’aurais pas pu vivre ta journée de deuil comme toutes les autres ? « Sois sympa, Nii-chan. Laisse-toi une chance. » Elle pouvait dire, elle, de l’au-delà. Elle n’avait pas à supporter tout ça… Je secouais la tête pour ne plus l’entendre.

© Pando
Invité» Invité

Mer 9 Sep - 17:00
     


❝ Sonate au clair de lune ❞
Plus que ça pour que je l’intéresse ? Haha, mais c’est qu’il deviendrait méchant le bougre ! Fort heureusement pour lui, j’étais dans l’un des bons jours donc je me contentai de sourire simplement en approuvant poliment ses dires pour rassurer mon oncle. Mon cher oncle qui parut bien plus vexé que moi sur le coup. Aie, non ne t’énerves pas Tonton, ne sors pas le fusil caché dans la réserve s’il te plait, ta nièce chérie ne peut pas plaire à tout le monde. Enfin, si, quand même un peu. Bien que n’ayant  très peu d’expérience, nombreux étaient ceux qui avaient déjà tenté  de draguer « la gueule d’ange » que j’étais. Je savais donc ce que je valais. Ce n’était pas un vieux avant l’heure qui allait me faire perdre ma confiance en moi. Faisant preuve de diplomatie, je réussis à calmer du regard mon oncle et partis ensuite à la poursuite de ma baby-sitter attitrée pour ce soir qui était déjà partie, un grand sourire flottant sur mes lèvres roses.

« C’est vraiment pas bien de fumer ! »


Dis-je en fronçant les sourcils d’un air mécontent lorsqu’il se mit à le faire, faisant exactement ce à quoi il s’attendait. Au fond, je m’en fichais comme de ma première culotte de sa clope. S’il voulait se tuer les poumons et mourir avant cinquante balais d’un cancer, c’était son problème, pas le mien. Tout en continuant de marcher, je finis par prendre un air intéressé, en voyant la cigarette se consumait entre ses lèvres. Le dévisageant sans relâche pendant de longues secondes, je finis par sourire, d’autant plus lorsqu’il me regarda avec un air interloqué.

« Vous avez vraiment une belle bouche, Sous-verre-san ! Je la remarque que maintenant, mais dieu ce qu’elle est mignonne ! Vous êtes d’origine africaine ou quelque chose comme ça ? »

Demandais-je d’un air niais et joyeux, rapprochant un peu plus mon visage du sien afin de bien analyser la partie concernée. Le pire dans tout ça, c’est que c’était vrai. Ce mec-là avait deux véritables steaks à la place des lèvres, et si c’était déroutant…. je ne pus m’empêcher de trouver ça charmant aussi. Il allait falloir que j’arrête rapidement, sinon je risquai de faire une fixette dessus. Mais comment ne pas poser ses yeux sur ces choses si… pulpeuses ? Il devait bien embrasser le bougre ! Bref, encore et toujours je divaguais et me laissais étrangement découvrir un aspect pervers de ma personnalité. Heureusement, la question qu’il me posa ensuite put me ramener dans le monde de la raison. Ou de la semi-raison en tout cas.

Ah ok, on se tutoie maintenant. On est pote quoi... Pensai-je en souriant pour moi, amusée comme jamais.

« Oh ! Vous m’avez tutoyé !  Ça veut dire qu’on est intime maintenant, neeeee ? J’peux le faire pour vous aussi où vous êtes vraiment trop vieux pour ça ? »


Et hop ! Un petit pique comme ça, gratuit, sans avoir rien demandé, ça fait toujours plaisir de faire plaisir ! Riant de façon stupide tout en me rapprochant un peu plus de lui, je finis par saisir sans mal son bras, lui montrant qu’on était bel et bien intime à présent. C’est du moins ce que la jeune écervelée que je laissais paraître à ma place pensait. Tout en mettant un doigt sous mon menton, je pris une moue réfléchie puis annonça, avec ma petite voix de princesse perdue :

« Où j’habite… Mince, je ne sais plus. Je souffre de troubles de la mémoire qui me font oublier certaines choses très importantes. Je vous jure, c’est une horreur de vivre avec ça au quotidien ! Du coup je ne sais pas où aller… je ne sais même plus comment je m’appelle ! »


L’emmerdeuse de première, bonjour. Mais j’aimais embêter mon petit monde, surtout les inconnus dans son genre qui étaient aussi sociables d’une tranche d’emmental fondue. Puis, me vint alors une idée…

« Oh ! Je sais ! En attendant que ça me revienne, allons-nous promener ! OUAIS !  On va où ? Dans un parc ? Ou chez vous ? Oh oui chez vous, emmenez-moi chez vous s’il vous plait ! »

Et non seulement j'étais une emmerdeuse de première, mais j'étais aussi également folle.

© Pando
Invité» Invité

Mer 9 Sep - 19:27
     


❝ Sonate au clair de lune ❞
Ok, il avait réussi à se faire refourguer une gamine au fond pervers, super ! Voilà maintenant qu’elle fantasmait sur sa bouche, ou du moins la commenter sans vergogne. Non mais, n’avait-elle aucune pudeur, cette petite écervelée ? Ou le faisait-elle exprès ? Je commençais à penser que tout ceci n’était qu’un jeu afin de me faire chier, pour elle. Lui, d’origine africaine, ça se saurait !

« Quand on n’a rien d’intelligent à dire, on doit se taire normalement. Applique-le. »

Mon dieu ce qu’elle était énervante et exaspérante ! Elle trouvait à dire sur tout : son physique jusqu’au ton qu’il employait ! Il aurait mieux fait de proposer son ‘aide’ à une pimbêche qui aurait été pendue à son cou béate tout le trajet, mais au moins se serait tue. Car qu’est-ce qu’elle était pipelette, celle-là ! Un vrai moulin à paroles ! Est-ce qu’elle avait un bouton ‘stop’ quelque part ou… ?

« Oui, je suis trop vieux pour être tutoyé, c’est ça ! »

Bon dieu, mais qu’avais-je fait au ciel pour tomber sur un énergumène pareil… ? J’avais fini en prison, n’était-ce pas suffisant ? A bien y réfléchir, à cet instant, j’aurai préféré être en cellule que dans cette rue avec elle. Les prisonniers étaient plus silencieux et moins barbants, dans le genre. Elle parlait, parlait, parlait… avec sa petite voix aigue et me perçait les tympans. J’avais envie de lui taper la tête contre le mur pour qu’elle se taise, à dire des bêtises sur le fait qu’elle avait une mauvaise mémoire ou on ne sait quoi. Foutaises oui ! Elle voulait juste m’emmerder et le pire, c’était que cela marchait ! Je commençais réellement à m’énerver et à vouloir qu’elle perde la langue, si cela pouvait soigner un peu mes oreilles saignantes.
Je me mis à ricaner en l’entendant. Non mais elle rêve ou quoi ? L’emmener chez moi, un lieu où aucune femme n’était jamais allée, même pas une ménagère ni ma mère ? N’importe quoi cette fille, elle ferait bien de se refaire faire des neurones.

« Alors ça, hors de question » dis-je avec un rictus désagréable rien qu’à l’idée de la savoir dans mon salon ou en train de fureter dans ma chambre. « De une je ne te connais pas, et de deux de toute manière, tu n’y es pas la bienvenue. »

Et puis quoi encore, s’emballer un mars ? Et lui faire le petit-déjeuner, en plus de ça, à mademoiselle la diva ? Elle pouvait se faire voir hein…

« Bon, très bien. Moi, je vais prendre une direction et si ça ne va pas chez toi, tant pis ! De toute façon, je ne risque pas de recroiser ton oncle ni de retourner dans ce pub où même le piano laisse à désirer… »

Petite vengeance personnelle sur tout ce qu’elle me faisait subir. Evidemment, l’un comme l’autre savions qu’un peu plus tôt, je lui avais fait un compliment sur son jeu, et qu’il était sincère – du moins pour moi, c’était clair – mais il était temps que je rajoute un peu de creux entre nous, parce qu’elle commençait réellement à trop me coller à force. Je la poussais pour qu’elle me lâche, n’aimant pas qu’on soit aussi familier avec moi. Elle se prenait pour qui à la fin ? Ma petite-amie ou quoi ?

« Écoute, je vais être franc : tu me gaves là, et c’est probablement ce que tu recherches comme résultat. Le truc, c’est que tu ne me connais pas, et tu n’as même pas conscience de ce que je pourrais te faire. Crois-moi, je ne dis pas ça pour me sublimer ou me donner plus de valeur, t’es loin de savoir qui je suis, et si le couteau dans ma poche n’a pas déjà égorgé quelques cous féminins. T’as envie de venir chez moi ? Soit. Mais dans ce cas-là, je considère que j’ai le droit de te violer, puisque tu as l’air de clairement le demander. Alors à ta place, je garderai mes distances, c’est clair ? »

Je n’en avais rien à faire de retourner en prison. Certes, je ne le cherchais pas spécialement, mais si cela devait arriver… si j’avais cédé… bah tant pis, voilà, c’était comme ça. Bon, bien sûr, je n’allais pas l’égorger ! Mais quand même, qu’elle n’aille pas trop loin, où la baffe que j’avais grandement envie de lui mettre allait la surprendre plus qu’escompté…

© Pando
 
Sonate au clair de lune │†│ MIKAN&YÛJI
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