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 Would you be my Valentine ?

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Kuronuma Haku» I ❤ Nishinaka
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Avatar : Min Yoongi
Pseudo : petit poussin rose d'amour d'Eden forever and ever (Kernel)
Date de naissance : 14/06/1992
Age : 24
That's what i do there : Raté des bas-fonds - Cutie pie à temps plein
What about love ? : Yuki is my booooy ♥ the best baby in the world, I want to have his kids
How I feel : « J'aime son humanité, plus que tout : j'aime la finesse de ses traits, son parfum simple et l'idée que celui-ci imprègne mes vêtements. Son désir de ne pas m'enfoncer la tête sous l'eau, plus qu'elle ne l'est déjà, et ses grands yeux noirs, dardés d'innocence qui m'arrachent des mémoires ensevelies, aussi douloureuses que flatteuses. La façon dont il hausse timidement le ton, aussi, comme s'il craignait de m'intimider. La possessivité inexplicable qu'il a à mon égard, et surtout la sensation des lignes de sa main qui se marient aux miennes, parfois. Juste comme ça, juste nous deux, comme il ne faudrait pas. »
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Messages : 223

Sam 13 Fév - 17:50
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would you be my valentine ?
haku & yuki
Oneself + « Valentine : A person who is absolutely wonderful and makes your life better just by being a part of it. Someone who makes you happy. Someone you care about and know you can count on. Someone who likes you no matter how silly or weird you are. » Pas de drogue, pas d'alcool, pas de médicament, pas de pétasse. Sois sublime, irréprochable, beau mort comme tu l'étais vivant, ne te plains pas et ferme ta gueule. Hoche la tête, vide tes poches, souris bien comme il faut à t'en péter les mâchoires d'hypocrisie et attire sur toi les regards irisés d'étoiles. Abreuve toi de ta propre introversion, dérobe la couronne aux autres et sois plus sage que n'importe quel enfant en bas âge. Telles sont les mœurs immondes de cette société et de cette vie, où chaque moyen se révèle être bon pour se faire remarquer et louanger. Cette vie qui n'est qu'est un train interminable, où tout le monde y monte sauf moi ; où la valise à la main, je reste sur le quai à attendre je ne sais quoi, en fixant l'heure qui ne bouge déjà plus depuis plusieurs années. Mes pas pressés rejettent derrière moi ce monde et ces regards qui me dévisagent promptement, écrasant d'un simple mouvement de semelle cette nécessité infernale de devoir me mêler à la foule. Eux aussi ne supportent pas la vision de l'enfoiré qui déambule dans les rues sales ou encore trop propres pour lui, et tirent la grimace quand celui-ci daigne les regarder droit dans le yeux. Sauf que moi je ne les regarde pas dans les yeux. Je ne leur ai encore jamais accordé la moindre once d'attention, le moindre regard intéressé.

Prestement, mes longs doigts cadavériques rencontrent la surface souple du bois de cette porte que je ne connais que trop bien, venant saisir cette poignée précursive d'un monde où je me sens mieux, d'un endroit qui semble dérober toute coutume et tout autre principe une fois que je m'y trouve, toujours après que j'aie franchi ce délicieux obstacle. Sans crier gare, mes talons désinvoltes retrouvent le sol de l'appartement, tandis que je referme derrière moi cette porte que je sais toujours ouverte à mon avantage. L'odeur qui embaume l'air me remémore une énième fois mille souvenirs que j'enfouis toujours bien vite, trop vite, la fragrance singulière de ce petit con qui me parvient n'aboutissant toujours qu'à une vive ivresse au creux de ma poitrine mutilée, sans que celle-ci ne soit déclenchée par autre chose que la pensée de pouvoir capturer un peu du quotidien de ce que j'ignore comme étant mon âme-sœur. Une main préoccupée s'immisce dans ma chevelure tourmentée par le vent de l'extérieur, tandis que ma pensée me dicte une nouvelle fois de violer ce territoire que je m'étais promis de ne plus fouler, après trop de douleurs mutuellement infligées, et que ma conscience m'intime silencieusement de m'inviter dans la chambre du plus jeune, que je n'ai jusque là pas encore croisé. Sa présence rassurante et sa rédemptrice existence rappliquent alors lorsque mon regard flétri se fond machinalement sur sa silhouette, dès lors que je m'applique à me rapprocher silencieusement de lui, accédant sans attendre à sa proximité que je me surprends jour après jour à trouver exquise, aussi sulfureuse et interdite soit-elle. Comme un cadeau empoisonné, une surprise péniblement nuisible, je laisse mes yeux s'attarder sur sa nuque et dicte à mes bras de se refermer sur lui, sous l'étrange emprise d'une force aveugle, mes mains subitement tactiles et avides de son toucher descendant le long de ses flancs, flattant doucement ses reins le temps d'un instant. Une étreinte presque fantomatique, irréelle tant le contact est alors bref, rapide, comme l'effleurement d'un djinn atrocement amoureux ─ et me voilà suffisamment loin de lui pour ne plus sentir sa chaleur au creux de mes paumes, son parfum usuel mais captivant qui emplit mes sens viciés. D'une manière tout à coup privative, mes doigts retournent jouer avec les mèches folles de ma chevelure, que je peine alors à me ré-imaginer brune, naturelle comme avant, et je m'adosse nonchalamment contre une cloison, l'esprit un peu en vrac. Mon regard dérive un long moment sur le monde de Yukihiro, celui que je connais et ne connais pas à la fois, celui dans lequel je m'infiltre impunément, tout autant qu'il cherche à se mêler au mien ─ et enfin, ma voix franchit les barrières cadenassées de mes lèvres bleuies de désillusion, décidant de le saluer d'une intonation morne, presque paisible. « Hé. »


Suoh Yukihiro» I ❤ Nishinaka
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Avatar : Jeon Jungkook - Crédit à Miki
Pseudo : Eden
Date de naissance : 02/12/1997
Age : 19
That's what i do there : Pot de fleur & Petit doudou à plein temps de son Haku
What about love ? : Un gentil con du nom d'Haku (<- le plus beau de la terre que j'aime et que j'adule de tout mon être)
Messages : 108

Sam 13 Fév - 20:33
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would you be my valentine ?
haku & yuki
Sleeping beauty +You are my sunshine, my only sunshine. You make me happy when skies are grey. You never know dear, how much I love you. Please don't take my sunshine away.
La porte a claqué, le plancher a ployé sous des pas donc la clameur résonne entre les murs. Je suis étendu dans mon lit, les yeux grands ouverts, à écouter le bruit des semelles qui couinent sur le parquet. La couette a été rejetée par mon agitation nocturne, mes jambes sont livrées à l’air tiède de la chambre, baignée d’une lueur tamisé du soleil filtrant à travers les rideaux tirés. Le soleil ne s’est pas levé depuis longtemps, mais son apparition retardée par l’hiver m’apprend qu’il est probablement déjà huit heures. C’est un froid dimanche de Février, destiné à paresser dans ses draps et à regarder la poussière flotter dans les rayons de l’astre diurne. Je renifle dans le vain espoir de désencombrer mon nez habituellement bouché par ces rhinites chroniques. A mesure sur les pas résonnent dans la pièce principale, une douce chaleur se repend dans mon épiderme engourdi par la nuit. Une vague délicieuse qui vient nouer ma gorge de plaisir, faisant frémir mes membres étalés loin devant mon buste. Lorsque le son se dissipe au abord de l’entrée de la chambre, mes paupières se rejoignent, mes jambes s’étirent dans les tissus moelleux de l’édredon. J’inspire profondément, laissant l’air chargé par l’immobilité nocturne gonfler mes poumons une dernière fois, alors que la poignée pivote dans son écrou.

Enfermé dans mon soi-disant sommeil, je laisse la fébrilité ma gagner alors qu’on continu de fouler les dernier mètres jusqu’au lit. Un cœur prisonnier entre des côtes bat follement pour s’en échapper, comme pour se faire entendre de l’autre qui s’approche doucement. Ça ne peut-être qu’une seule personne, ça démarche trainante, initiées par des guiboles lâches dont les lacets défaits claquent dans l’air. Le matelas s’affaisse à l’ajout d’un poids inattendu alors que les draps glissent  le long des reliefs de ma silhouette, alors qu’un corps qui se traine vers moi les tire avec lui. Deux bras fins et empressés viennent enlacer mes épaules et une main délicieuse vient retracer les courbes de mes flancs, alors que je contiens le frisson qui menace de secouer mon corps si sensible à la chatouille. Ses doigts viennent se nicher brièvement au creux de mes reins. Cette fois, mon échine s’arque franchement. La caresse éphémère disparaît aussi vite qu’elle était venue. La courbure de mon dos s’adoucit et mes muscles se détendent. Je soupire et roule de côté pour me trouver face à lui au son de son salut.

« Hello toi. » Je le détaillant lentement de mes yeux bouffis, jusqu’à atteindre son visage si familier, si attirant. Un petit hoquet m’échappe au constat que sa chevelure a perdu la teinte blafarde de son blond habituel. Un enthousiasme inexplicable m’envahit en découvrant ses mèches devenues brune, un Haku au naturel que je n’avais jamais osé imaginer aussi beau, même en rêve.  Un large sourire étire mes lèvres blanchies et asséchées alors que ma main se referme sur sa cuisse maigre pour me hisser à genou en face de lui. « Tes cheveux ! » Je m’exclame en glissant immédiatement une main dans la tignasse sombre,  curieux d’en redécouvrir la texture. Mes doigts s’imprègnent avidement de la douceur souple, enroulant des mèches autour de mes phalanges. Après un temps, je m’échappe à la fascination de ce brun inattendu, prenant conscience de mon empressement. Ma main revient prendre place sur mon genou, mes joues s’empourprant furieusement. « Ça te va bien. » Je conclu simplement, le menton bas mais les yeux rivés sur les siens, contemplant avec une gourmandise prohibée les traits adorés de son visage.  Mes jambes se croisent sagement, ne pouvant retenir un sourire que je devine un peu béat. « Qu’est-ce que tu fais ici ? » Je demande, comme s’il pouvait y avoir une raison. Peu importe pourquoi il est là, on ne peut rêver meilleur réveil un dimanche matin que les mains calleuses et chaudes à l’odeur de goudron.


Kuronuma Haku» I ❤ Nishinaka
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Avatar : Min Yoongi
Pseudo : petit poussin rose d'amour d'Eden forever and ever (Kernel)
Date de naissance : 14/06/1992
Age : 24
That's what i do there : Raté des bas-fonds - Cutie pie à temps plein
What about love ? : Yuki is my booooy ♥ the best baby in the world, I want to have his kids
How I feel : « J'aime son humanité, plus que tout : j'aime la finesse de ses traits, son parfum simple et l'idée que celui-ci imprègne mes vêtements. Son désir de ne pas m'enfoncer la tête sous l'eau, plus qu'elle ne l'est déjà, et ses grands yeux noirs, dardés d'innocence qui m'arrachent des mémoires ensevelies, aussi douloureuses que flatteuses. La façon dont il hausse timidement le ton, aussi, comme s'il craignait de m'intimider. La possessivité inexplicable qu'il a à mon égard, et surtout la sensation des lignes de sa main qui se marient aux miennes, parfois. Juste comme ça, juste nous deux, comme il ne faudrait pas. »
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Messages : 223

Dim 14 Fév - 0:46
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haku & yuki
Oneself + « Valentine : A person who is absolutely wonderful and makes your life better just by being a part of it. Someone who makes you happy. Someone you care about and know you can count on. Someone who likes you no matter how silly or weird you are. » Je le vois qui me détaille comme un enfant bienheureux, tiré de sa torpeur par la plus inhabituelle des offrandes, avec ses yeux empreints par le sommeil et la fatigue dardés sur moi. Ces yeux-là que j'aime au delà d'une quelconque raison, soudainement bien trop intéressés et surpris pour être autant écarquillés : ce regard curieux que je soutiens férocement et sans aucun désir de briser le contact, la vision d'un Yukihiro matinal et beau même au lever m'arrachant un énième hoquet contenu, une cabriole sourde de mon cœur malmené ainsi qu'une rare nausée doloriste, inexplicablement délicieuse à endurer. Je n'esquisse pas le moindre geste, me démontrant sage et patient, comme si je m'apprêtais à recevoir quelque chose qui s'apparenterait à une punition ou encore à une récompense pour avoir été aussi docile, et pour sans doute ne pas avoir daigné toucher à une de ces petites addictions venimeuses, qui font d'ordinaire tant envie à son prochain. C'est seulement l'image qu'il me donne de lui qui réussit autant à me captiver, à me faire fondre dans un silence grisant et serein, propre à moi-même, propre au camé belliqueux et follement épris de l'actuelle prohibition. « Tes cheveux ! » S'écrie-t-il tout à coup, alors que je ne réalise pas immédiatement son rapprochement soudain. Je comprends bien vite ce qu'il se passe lorsque ses mains joueuses glissent comme deux serpents voraces dans ma chevelure, avides d'en redécouvrir la texture, impatientes et désireuses d'entrelacer autour d'elles chaque mèche qu'elles pourraient retrouver, tandis que je soupire imperceptiblement après m'être figé d'emblée. Je relâche petit à petit mes épaules raides, encore trop peu enclin à de telles initiatives, et me laisse calmement faire sous cette main visiblement fascinée par cette nouvelle couleur, à la manière d'un novice inexpérimenté dans le domaine. Cette surprise, je l'ai principalement faite pour lui, parce qu'il me l'a timidement demandé, ce soir-là, et aussi parce qu'inconsciemment peut-être, je voulais essayer de lui faire plaisir.

Puis, sans que je n'exprime quoi que ce soit de plus révélateur encore, il semble prendre tout seul conscience de son geste et se retire de la proximité établie, presque à mon plus petit dam. Je l'observe rougir tout juste devant moi, ses joues désormais voilées par le sang qui lui tapit rudement vite le visage. Je sens mon regard être curieusement captivé par cette tendre vision du Yukihiro embarrassé, et je réalise que je pourrais en jubiler pour de vrai, si je ne le faisais déjà pas intérieurement, dans un coin reculé de mon esprit. « Ça te va bien. » Ses yeux noirs de charbon, brillant à la lumière dorée de la fenêtre, m'adressent un regard perçant en guise d'accompagnement à ces mots. Je relève le menton, acceptant silencieusement le compliment qui franchit le rose délicat de ses lèvres, pincées sur elles-mêmes. Je n'ai pas besoin de plus que ça pour savoir que ça lui plaît réellement, et je trouve bon de penser que c'est tout juste satisfaisant comme ça. « Qu’est-ce que tu fais ici ? » Moi-même l'ignore, ou peut-être s'obstine fugacement à ne pas encore lui faire part de la raison. Mes pas m'ont porté instinctivement ici, dans un de ces nombreux endroits où je me sens davantage libre, comme à chaque fois que j'ai l'idée de m'y rendre ─ parfois simplement pour pouvoir contempler les traits de son visage, et puis tout de suite repartir, retourner à la misère perpétuelle que sont les méandres incertaines de la rue. C'est un train étrange mais acceptable tant il sait si bien apaiser un peu de mes maux. Dans un souffle insignifiant, je glisse lentement ma main dans la sienne, entrelaçant mes doigts autour de ses phalanges. « Je sais pas. Tu me crois si j'te dis que je sais pas ? Je voulais peut-être juste te voir. » Car peut-être qu'au fond, je l'ignore vraiment. C'est ma raison bouleversée par les remises en question qui me pousse à saisir la poignée de sa porte, à foutre en l'air toutes mes résolutions et toutes les promesses futiles que je crois pouvoir tenir, mais que je finis toujours par abandonner faiblement, sous l'emprise poignante que peut avoir ce jeune homme sur moi et mon esprit désordonné. Sous une tendre pulsion incontrôlée, je l'attire contre moi, mêlant mon souffle au sien et redécouvrant de près les esquisses marquées de son visage, alors que ses joues n'ont pas perdu de leur belle couleur pourpre. « Tu verras pas d'inconvénient à ce que je te garde pour moi ? » lui chuchoté-je, tout bas, au détour de la finesse de son menton et de la proximité de son oreille à mes lèvres. J'attarde un instant celles-ci près des siennes, obnubilé d'une envie ravageuse, immensément tentatrice alors que je m'approprie de plein gré ses soupirs contre ma chair. Avant de me laisser dériver par l'attraction de ce geste saturé de sous-entendus, ma main se rabat sur son épaule, pour l'éloigner légèrement de moi et briser ainsi tout désir illusoire de ma part. J'aurais voulu accomplir ce séduisant péché, mais la complainte incessante d'arrêter de me foutre de sa gueule en permanence avec ce genre d'attention est sans attendre revenue me hanter, et m'empêcher de mettre à exécution mes envies les plus tordues. « J'rigole. Aujourd'hui, on fait c'que tu veux, c'est toi qui vois. »


Suoh Yukihiro» I ❤ Nishinaka
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Messages : 108

Dim 14 Fév - 1:58
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would you be my valentine ?
haku & yuki
Sleeping beauty +You are my sunshine, my only sunshine. You make me happy when skies are grey. You never know dear, how much I love you. Please don't take my sunshine away.
Je demeure fasciné par les reflets si sombre et inhabituel de ses cheveux, nimbés de la lumière dorée des rayons du levant qui filtre à travers le store. Il est beau. Cette peau très blanche, peut-être trop, qui affiche sans retenue son éclat sous les mèches brunes qui ne s’en démarque que mieux. Cette teinte lui donne un air plus doux, des yeux peut-être moins perçant. Je ne saurais dire si c’est en raison de son humeur ou de ce nouvel attribut physique, mais il me semble plus calme, plus reposé. Les cernes violettes qu’il arborait à nos retrouvailles se sont atténuée. Les miennes aussi d’ailleurs. J’ai recoupé ma frange trop envahissante, tenant malgré tout à garder certaine longueur qu’il avait semblé apprécier ce soir là. Oui. Ses cheveux me fascine, autant que sa peau et ses yeux, ses gestes et ses humeurs. Comme un spécimen dont le comportement n’a jamais été décrit, unique et rare. Je me sens privilégié d’être autorisé à l’approcher de si près, à sentir sa chaleur, humer son parfum encore rafraichie par l’air du dehors. Sa main vient tout naturellement retrouver sa consœur restée seule sur ma cuisse, nouant immédiatement ses doigts autour des miens. Mes phalanges se resserrent autour de sa peau agréablement chaude, scellant l’union de nos paumes. Je savoure le contact de son épiderme contre le mien, des lignes de nos mains qui se marient entre elles.  
« Je sais pas. Tu me crois si j'te dis que je sais pas ? Je voulais peut-être juste te voir. » C’est une très bonne raison. Le besoin de le voir est une sorte de nécessitée qui, si elle n’est pas assouvie, conduit inéluctablement au malheur. Je l’ai expérimenté en Décembre, plus jamais je ne veux connaître telle douleur. Un simple sms suffit à me faire rire au éclat, fulminer, m’apaiser. Il doit être présent dans ma vie, c’est tout ce dont j’ai besoin.

Il applique un légère tension dans mon bras, m’attirant presque tendrement vers lui. Docilement, mon dos vient reposer contre l’inconfortable tête de lit qui me brise l’échine. Cela n’est qu’un détail, un mince tribut à verser en échange de la proximité renforcée entre Haku et moi. Proximité qui comme à chaque fois fait rougir mes joues, embrase mes pores de plaisir et d’embarras incontrôlé. Cette contigüité autrefois fraternelle et endeuillée qui s’est peu à peu transformé en une délicieuse habitude de laquelle je ne pourrais me passer, qui fait battre mon cœur à la plus merveilleuse des cadences, d’une pulsation douloureusement addictive. « Tu verras pas d'inconvénient à ce que je te garde pour moi ? »

Je n’en vois décidément aucun, tout frémissant que je suis au contact de son souffle au parfum connu des cigarettes consumées entre ses lèvres au fil du temps. Le temps s’arrête l’espace du heurt d’un cœur contre les côtes qui le retienne, un instant ou je m’enivre de ses lèvres maintenue à un cheveux des miennes, dans une si délicieuse et interdite illusion. Sa respiration fouette mon nez et mon menton, mes paupières menaçant de se laisser aller à se refermer, comme dans l’attente de quelque chose que je pensais inévitable, et pourtant. Une fine pression sur ma clavicule me ramène à ma place loin de sa bouche que j’ai trop vite appris à adorer rencontrer, et dont le souvenir de la douceur ne fait que me frustrer d’avantage. Je réprime un grognement déçu, m’appliquant au mieux à dissimuler ma protestation derrière un masque radieux. « J'rigole. Aujourd'hui, on fait c'que tu veux, c'est toi qui vois. » Mes doigts s’enroulent plus sûrement encore autour des siens, prêt à ne jamais le libérer. « Je suis tout à toi, comme tout les jours, tu sais bien. » Je rigole, sérieux et tendre, ravalant ma déception pour étudier la proposition. Ma main libre se faufile sous l’oreiller pour en ressortir mon téléphone que je déverrouille avec nonchalance. Comme je m’y attendais, il est encore tôt, huit heure et demi à peine. Cependant, un autre chiffre, celui de la date, me fait réagir d’avantage que l’heure. « Haku, tu sais que c’est la Saint Valentin aujourd’hui ? » Je m’efforce de le dire sur un ton de conversation, décontractant mes épaules du mieux possible. Cette date a fait tripler le rythme de mon cœur, et si consciemment je feins l’ignorance quant à la raison de cette brusque agitation, je ne peux plus me mentir depuis une certaine nuit un peu trop bouleversante où deux mots indociles sont venus se nicher au creux de l’oreille d’un jeune homme endormi.

Cette constatation faite, le portable retourne s’échouer dans les creux de la couette, alors que mon attention se reporte vers l’épicentre de ce remue-ménage interne. Je me sens étrangement surexcité, brûlé intensément par le feu d’une joie de vivre irrépétible, un optimisme trop rare et trop beau. Je me redresse un peu pour passer un genou de l’autre côté des jambes de Haku, me plaçant sans honte à califourchon sur ses cuisses en lui faisant face. « On fait ce que je veux, c’est ça que tu dis ? » Je demande, comme pour m’assurer une permission que je ne demande de toute façon pas. Je compte bien lui rendre la monnaie de sa pièce. Le hasard n’existe pas, tout à un sens, et je ne crois pas que la présence du gentil con vautré dans mon lit au matin d’un quatorze février ne soit que le fruit d’une coïncidence. Riant légèrement, je me penche vers lui, effleurant son nez du mien, si proéminant. Figé dans ce mince contact, ma respiration un peu trop rapide et encombrante cesse alors que ma main libre vient voguer paisiblement sur la peau lisse de sa joue. La deuxième se niche en peu plus avidement entre ses doigts. « Très bien, alors en premier lieu…  Il y a quelque chose que tu n’as pas volé. » Lentement, mon pouce vient émettre une légère pression sur sa pommette alors que mes lèvres viennent déposer un chaste et éphémère baiser sur les siennes, retrouvant le temps d’une seconde le satin de celles-ci, avant que la bouche pécheresse ne se retire et que le feu de la honte ne vienne embraser mes joues. J’ai rêvé de ce contact à chaque minute depuis la toute premier fois, à croire qu’un seul baiser avait suffit à me rendre définitivement accroc à la drogue la plus délicieuse et la plus illicite. « Désolé, je crois qu’ici, tu n’es pas le seul junkie. » Je murmure sur un ton d’excuse.



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How I feel : « J'aime son humanité, plus que tout : j'aime la finesse de ses traits, son parfum simple et l'idée que celui-ci imprègne mes vêtements. Son désir de ne pas m'enfoncer la tête sous l'eau, plus qu'elle ne l'est déjà, et ses grands yeux noirs, dardés d'innocence qui m'arrachent des mémoires ensevelies, aussi douloureuses que flatteuses. La façon dont il hausse timidement le ton, aussi, comme s'il craignait de m'intimider. La possessivité inexplicable qu'il a à mon égard, et surtout la sensation des lignes de sa main qui se marient aux miennes, parfois. Juste comme ça, juste nous deux, comme il ne faudrait pas. »
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Dim 14 Fév - 4:53
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Oneself + « Valentine : A person who is absolutely wonderful and makes your life better just by being a part of it. Someone who makes you happy. Someone you care about and know you can count on. Someone who likes you no matter how silly or weird you are. » « Je suis tout à toi, comme tout les jours, tu sais bien. » Et il me murmure ça dans un éclat tranquille, comme si tout était absolument normal ─ comme si nous n'étions pas en train de nous immiscer sur des routes dangereuses et peut-être bien proscrites, elles-aussi. Je le sens déçu, le perçois un peu renfrogné du fait que je le rejette ainsi, que je refuse franchement de mettre à exécution ce dont nous avons tous deux envie. Je peine sincèrement à croire que mes résolutions vont tenir bon pour cette fois, qu'elles ne manqueront pas de rester bien en place, de demeurer comme je le souhaite et comme elles me freinent dans mon envie constante et indescriptible de lui. Je me demande bien si je vais y parvenir jusqu'à la fin, si ces engagements ne flancheront pas au dernier moment à cause de cette présence définitivement trop alléchante pour mon pauvre mental d'ores et déjà torturé. Je ne comprends pas ce besoin insatiable de devoir abuser de ses attentions et de son intérêt qui ne serait alors focalisé que sur moi, et sans doute que je ne le comprendrais vraiment jamais ─ mais je sais que c'est ce dont j'ai besoin pour sentir mes vaisseaux éclater de frustration et d'exaltation, cette chaleur plaisante et presque inconnue qui s'enveloppe autour de mon cœur et toutes ces mémoires jusque-là promptement enfouies sous terre, que je ne demande réellement qu'à redécouvrir à ses côtés. « Haku, tu sais que c’est la Saint Valentin aujourd’hui ? » Me questionne-t-il tout en me sortant de mes pensées, téléphone portable à la main. Je le dévisage soudainement, une moue étrangement curieuse prenant d'assaut mon visage, comme si je cherchais avec amusement à déchiffrer ne serait-ce qu'un seul sous-entendu à cette remarque pourtant si naturelle. Il a l'air sincère, comme s'il venait tout juste d'y penser ou de le découvrir, lui aussi, et je hausse alors les épaules d'un air qui se veut désintéressé, réprimant un rire moqueur. « Non, j'en savais rien du tout. » Et c'est bien vrai. Voilà longtemps que j'ai abandonné le concept de fêtes et de toute autre célébration nationale, en tout bon marginal qui se veut décalé de la société. Sauf que ce n'est pas particulièrement un choix de ma part : c'est bel et bien que je n'ai plus eu le temps d'y penser, durant ces quelques dernières années de deuil et de souffrance perpétuelle. Pourtant, pour Yukihiro, je serais prêt à faire des efforts et à me rappeler plus que de la date de son anniversaire, s'il m'en faisait la requête. Seulement s'il m'en faisait la requête.

Son portable virevolte je-ne-sais-où, après que je lui aie répondu sur un ton de flegme assurée, alors que son innocence m'évoque en réalité les nombreux souvenirs que je peux encore détenir de Nami. Elle était frêle et naïve comme lui, têtue et bornée lorsqu'elle désirait quelque chose ─ et parfois, seulement quelques fois, elle avait ces élans de perspicacité qui la rendaient si vivante, si enthousiasmante auprès de ses proches, de ceux qui l'aimaient en retour. Je peux aisément décréter la même chose de Yuki, et je ne cesserais sans doute jamais d'avancer qu'il en est la copie conforme, l'exacte réincarnation. Ai-je tout de même la sensation de l'apprécier de la même manière qu'elle ? Puis-je seulement ressentir le même genre de sentiment pour ce mec un peu trop perdu, un peu trop désemparé, alors que la vie lui est tombée dessus, sans qu'il n'aie pu s'en rendre compte dans l'immédiat ? Mes pensées se dérobent subitement lorsqu'il se redresse pour prendre librement place sur moi, m'arrachant à la conclusion à laquelle je pensais parvenir. Je sens son poids plume peser sur mes cuisses, et mon regard est alors instinctivement attiré par ces deux prunelles qui brillent en me surplombant, veloutées d'un petit quelque chose que je ne connais que trop peu à mon goût. « On fait ce que je veux, c’est ça que tu dis ? » C'est bien ça que je dis, oui : on va faire tout ce qu'il voudra lui et moi, et j'agréerai toujours à ce qu'il souhaitera faire de moi. La pensée de ne pas regretter d'avoir dit ça germe dans le même temps dans mon esprit, à la manière d'une graine empoisonnée, d'un pépin profane et à déloger de la terre de mon esprit au plus vite. Néanmoins, je ne fais rien pour, et c'est lorsque je le sens se pencher sur moi que j'abandonne toute tentative d'empêcher la floraison de notre futur péché, mes bras retombant le long de mon corps contusionné, son souffle emballé et trop empressé cajolant mes traits et mes pores injectés d'un désir inassouvi, d'une addiction de nouveau mise sur le feu. Je ne sais pas ce qu'il compte faire, mais ce dont je suis sûr, c'est que ça va se produire, et que je n'aurais rien fait pour éviter cela. Serait-ce là l'aboutissement de mes serments, qui voleraient une fois de plus en éclat, sous le joug inévitable de la proximité et des flammes qui me consument l'entièreté de la cage thoracique ? Alors pourquoi pas, pourquoi pas brûler vif et perdre la raison, s'il m'administre le plus délicieux des baisers : que celui-ci soit court et chaste, ou bien long et fiévreux.

« Très bien, alors en premier lieu…  Il y a quelque chose que tu n’as pas volé. » Me confie-t-il, alors que sa main serpente dangereusement le long de ma joue et retrace les contours de ma pommette, ses autres doigts empoignant fébrilement les miens, avides d'un contact encore meilleur, plus irréel et plus fort encore. Je me laisse faire, docile comme jamais, la vue presque voilée par les mèches sombres de ma chevelure anciennement malmenée. C'est finalement lorsque son pouce exerce un effort communicatif sur ma joue que je daigne fermer les yeux, accueillant sans attendre cette caresse qui me secoue le cœur et me rappelle à quel point je suis accro, à quel point ça le don de me faire frissonner, ce contacte simple et futile qui ressemble plus à un effleurement léger et aérien qu'à un vrai baiser, qu'à une réelle pression que je connais d'ordinaire comme étant luxurieuse et violente. Pourtant, j'aime ça, j'aime ça plus que tout. J'aime cette franchise et cette spontanéité, cette timidité dont il a fait preuve à chaque fois que nous nous sommes embrassés. Ça me paraît comme étant si honnête, si sincère et si lui-même que je l'accepte sans mal, même si un peu de ma culpabilité ne cesse jamais de refaire surface, en même temps que je lui crie inconsciemment de revenir m'embrasser, de ne plus me priver de cette chose que je ne troquerai bel et bien jamais ─ même contre la plus attentionnée des offrandes d'une prostituée, même contre la drogue la plus forte et la plus puissante qui soit. Doucement, je rouvre les yeux, alors qu'il me livre indirectement y être accro, lui aussi. Si le sentiment est partagé, pourquoi ne pas transgresser les règles juste pour aujourd'hui ? Juste parce que le jour est le bon, juste parce que j'ai tous mes putain de sens en vrac et que j'ai absolument tout oublié de ce que j'étais venu faire ici. Tout simplement car je veux enfreindre les lois, jeter mes résolutions à l'eau et les reprendre le lendemain ; car je veux être mauvais avec lui au moins une fois, au moins une fois où on connaîtrait la débauche seulement qu'à deux, et ce sera bien, et on aura plus à lutter. « Ce sera pas grave si tu m'embrasses encore. » Si tu reviens vers moi, de ton plein gré, sans que j'ai à te forcer à ou te l'imposer. Si tu me démontres que t'as envie de mes lèvres sur les tiennes, et que ce jour, tu veux le passer avec moi et personne d'autre. Si tu me laisses tremper dans mon égoïsme et que, accessoirement, t'y plonges avec moi. Si tu te plais à arpenter mes mèches brunes de tes doigts et que tu sois pas gêné à l'idée d'être aussi proche de moi, parce que moi j'ai déjà tout oublié à la simple pression de ta bouche contre la mienne, à l'entente retardée de tes mots délictueusement voluptueux pour moi, pour ma raison beaucoup trop dégénérescente quand t'es là. Peut-être qu'on fera autre chose plus tard dans la journée, peut-être ─ mais là, tu ne peux pas me dire non, toi non plus.


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Dim 14 Fév - 16:38
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Je ne suis pas tout à fait sûr que j’aurais du faire ça. Quelle folie s’est soudain emparée de mon corps pour me faire aller jusqu’à l’embrasser si soudainement, sans son consentement ? Ne m’avait-il pas, par le passé, fait comprendre qu’il désapprouvait tout ça ? J’ai beau y penser un peu, comme une vague idée pas tout à fait perceptible au fond de mon esprit, c’est mon cœur qui hurle de sa plus grosse voix. Ça m’a manqué, cette douce et défendue proximité, la caresse incomparable de ces lèvres que je ne devrais même pas espérer toucher, et pourtant. Une certaine fierté gonfle ma poitrine, noue ma gorge, devant le crime accomplit sans hésitation. Je suis content d’avoir osé lui montrer quelque chose. Il peut l’interpréter à sa guise, s’énerver ou crier, me frapper s’il veut, je me contenterais de rigoler en demandant pardon. Parce que je suis un gamin mal élevé qui n’écoute rien, que la bêtise n’effraie pas. Ça n’empêche pas à mes pommettes de rougir furieusement, ni mon cœur de pilonner sans trêve ma cage thoracique, mais l’idée de l’avoir fait de moi- même, sans l’avis de Haku, me plait. Ma main demeure ancrée à sa joue, immobile, alors que je recule lentement pour fouiller son expression, déceler une réaction. C’est bien vain de chercher à lire sur son visage et je le sais. Mon souffle se coupe un peu, son impassibilité m’inquiétant tout à coup. Mes lèvres se décèlent, prête à libérer une excuse, mais il me devance. « Ce sera pas grave si tu m'embrasses encore. »

J’hoquète, ma poitrine toute entière se soulevant devant cette demande inattendue. Ma main dégringole le long de son visage pour venir s’échouer sur l’aplomb de sa clavicule, mes doigts s’enroulant nerveusement dans les plis de ses vêtements. Dire que cette requête me déplait serait mentir, elle me fait que m’encourage à recommencer, encore et encore. Est-ce vraiment une bonne idée ? Je n’ai jamais vu le mal dans  le fait de l’embrasser. Pourquoi se limite-t-il ? C’est cette question que j’ai à mi mots posé un matin de décembre alors que je gerbais ma frustration sur le pauvre type en face de moi ; celui qui a eu la gentillesse de venir fêter mon anniversaire alors que personne d’autre n’y a pensé, qui m’a laissé dormir dans ses bras et goûter à sa chaleur. Depuis lors, je me suis promis de cesser d’être égoïste, de prendre en compte ses émotions aussi. L’incompréhension qui résulte de ses changements brusque d’humeur n’est pas si insupportable du moment qu’il reste avec moi et qu’il me laisse glisser mes doigts entre les siens. Je sais que je ne pourrais jamais totalement cerner Haku en ignorant ce qu’il a vécu par le passé. Comment le question à ce propos sans faire remonter des souvenirs insupportable ? Cette résolution est impossible, je me contente d’attendre, dans l’idée qu’un jour peut-être, lorsqu’il aura toute confiance, il me racontera tout ça.

« Tu es sûr que c’est une bonne idée de me tenter ainsi ? » Je questionne, sortant de ma torpeur, massant légèrement le sommet de son épaule en  le fixant droit dans les yeux. Mon bras libre vient enlacer sa nuque, un soupire s’échappe de mes lèvres alors que je me presse un peu plus contre son corps, m’imprégnant de sa chaleur, de son parfum, de sa présence. Je lutte contre l’envie de le prendre au mot, de me jeter  comme un affamé sur ces lèvres que j’ai tant regretté, l’embrasser tout mon soûl en sachant que je ne serais jamais rassasié de cette caresse là. Mes doigts s’insinuent dans sa chevelure brune, caressant lentement l’arrière de son crâne alors que mon visage vient se presser contre son épaule dans une étreinte aussi chaleureuse que cette matinée de Février. Il est bien rare que vienne l’enlacer autrement que pour pleurer sur son épaule, pourtant j’ai une furieuse envie de sentir sa peau contre la mienne, son cœur tambouriner tout près du mien, lui exprimer un peu de mon affection à travers un câlin impromptu. Ma bouche s’approche de son oreille, soufflant doucement sur sa peau blafarde. « Je t’embrasserais autant que tu le voudras, si tu en fais autant. » Un petit rire s’échappe de ma gorge serrée par l’allégresse qui diffuse dans mon corps tout entier. On pourrait passer la journée ainsi, vautré dans à lit à s’étreindre et à s’embrasser. Cette idée me plait, mais j’en ai une seconde qui m’attire tout autant. En ce dimanche, tôt le matin, la ville doit être si calme. La neige n’a pas fondu. J’ai envie d’une longue balade avec lui, de retrouver cet sentiment de quiétude comme sur la plage. On pourrait aller jusqu’au parc, marcher au hasard près du lac, rire des gens amoureux qui s’y baladent, ces couples parfaits et bien sur eux. Hésitant face aux deux propositions, je me sépare à regret de Haku pour lui refaire face.

« Tu préfères rester ici ? Ou alors aller marcher en ville ? Je pensais qu’on aurait pu aller jusqu’au parc Heisei… » Ma main se perd dans ses cheveux, une moue hésitante sur le visage. Sortir affronter le froid sec d’une journée ensoleillée, profiter de la ville désertée par les Shinkis occupé à s’aimer sur Skype, ou s’enfouir sous la couette et comater la journée entière. Les deux options demeurent tentantes. « J’hésite, je suis pas certain que j’aurais le droit de faire ça si on sort… » Je me geins en déposant un nouveau baiser sur ses lèvres, plus franc cette fois, comme une réponse retardée à sa requête précédente, communiquant un petit éclat de rire qui vient mourir contre sa peau.



Kuronuma Haku» I ❤ Nishinaka
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How I feel : « J'aime son humanité, plus que tout : j'aime la finesse de ses traits, son parfum simple et l'idée que celui-ci imprègne mes vêtements. Son désir de ne pas m'enfoncer la tête sous l'eau, plus qu'elle ne l'est déjà, et ses grands yeux noirs, dardés d'innocence qui m'arrachent des mémoires ensevelies, aussi douloureuses que flatteuses. La façon dont il hausse timidement le ton, aussi, comme s'il craignait de m'intimider. La possessivité inexplicable qu'il a à mon égard, et surtout la sensation des lignes de sa main qui se marient aux miennes, parfois. Juste comme ça, juste nous deux, comme il ne faudrait pas. »
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Mar 16 Fév - 22:19
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Oneself + « Valentine : A person who is absolutely wonderful and makes your life better just by being a part of it. Someone who makes you happy. Someone you care about and know you can count on. Someone who likes you no matter how silly or weird you are. » Mes yeux se voilent et mon esprit se dérobe lorsque je le sens retenir sa respiration, comme si je n'avais fait qu'attendre cette réaction, cette subite incompréhension de sa part. Je n'ai pas pour habitude de demander de telles choses ainsi, ce encore moins depuis notre dure altercation ─ et j'ignore toujours pourquoi, éprouve même du mal à y penser, tant je suis fébrilement focalisé sur lui ; mais les simples mots qui ont franchi les barrières affriolantes de ses lèvres, par cette douce matinée à thème inconcevable pour moi, ont suffit à me procurer l'envie de briser une résolution de plus, de me laisser aller à ses propres désirs, à ce qu'il semble me crier intérieurement rien qu'en me regardant de la sorte, avec ces yeux soulignés d'un apparat gourmand, évocateur de vices et de promesses d'abstinence soudainement rompues. Avec une lenteur que je décèle sans mal, sa main glisse le long de ma joue et s'échoue sur mon épaule, alors qu'il semble presser nerveusement les plis de mon gilet ─ comme s'il appréhendait quelque chose, lui aussi, en gardant ce silence inflexible et nécessaire. Je me tais en retour, le cœur fou devant un Yukihiro en pleine réflexion embarrassée. Je n'en serais que rassuré s'il venait à me repousser, rassuré de le savoir si raisonnable et encore assez conscient pour me rappeler ce que je m'étais initialement imposé. Mais lui et moi une fois ensemble, plus rien n'est raisonnable : je commence à le comprendre également, à ma plus grande tourmente.

« Tu es sûr que c’est une bonne idée de me tenter ainsi ? » Sa voix me parvient subitement lorsqu'il prononce sans prévenir ces mots, sortant d'un mutisme à la fois plaisant et inexpliqué. Mes yeux rencontrent les siens à cette formulation dont j'ai du mal à déceler le ton, alors que ses doigts s'activent à frictionner en douceur cette épaule qu'ils emprisonnent sans relâche, comme si le contact physique était quelque chose de bénéfique, entre nous deux : une preuve irréfutable et salvatrice de tout ce qu'on n'ose pas se dire, de tout ce qui se fond derrière des masques et qui meurt en même temps que les cendres d'une cigarette désuète. Je lui rends un de ces regards suaves, lesquels il aime me communiquer quand on est que tous les deux, quand il n'y a plus personne pour nous reprocher d'exister ─ et je me laisse aller à son bras qui étreint ma nuque, comme une prise fluette mais tout de même possessive, venant de lui ; possessive comme Yuki l'est, et comme j'ai beau l'être aussi, parfois. Je ne sais pas si c'est une bonne idée, je l'ignore ─ ou plutôt, je sais que ce n'en est pas une ; mais j'ai conscience qu'elle est irrémédiablement mauvaise et éventuellement nocive. De cette manière-là, ainsi s'est construit le cercle infernal de ma vie : ce paradoxe dérisoire et infiniment sombre, qui m'empêche depuis toujours d'envisager d'aimer librement, de ne pas craindre une possible tragédie de plus. Pourtant, il n'y a qu'avec lui que je parviens à les oublier un tant soit peu, tous ces événements toxiques et dérangeants, harassants.

Je sens le poids de son visage peser doucement contre ma clavicule, alors que sa main se perd sans cesse dans l'océan dorénavant initial de ma chevelure. Ses doigts que j'aime tant s’immiscent d'un côté langoureusement entre les miens, et d'un autre dans chaque mèche de cheveux qu'ils peuvent trouver et masser gentiment, comme les caresses protectrices d'une mère à son enfant. Je peux déjà prédire sa bouche qui approche de mon ouïe pour y glisser quelques mots de plus, alors je reste aussi passif que possible, m'enivrant silencieusement de son parfum qui me hante et m'envahit les sens d'une fragrance réconfortante. « Je t’embrasserais autant que tu le voudras, si tu en fais autant. » Je soupire au gré de ses murmures contre ma peau, tandis que lui rigole bêtement. L'esquisse d'un sourire effleure sans que je ne m'y attende le coin de mes lèvres, et je me sens soudainement plus réceptif à ses taquineries et aux mots qu'il choisit pour me répondre. Alors comme ça, lui aussi en redemande indirectement. Une pensée futile et insignifiante à cet instant dévale dans mon esprit, celle que l'on court comme des idiots à notre perte, mais que l'on accepte malgré tout cette insouciance pour seulement quelques instants  ─ ou tout du moins, en ce qui me concerne moi et moi seul ; parce que Yuki, lui, il semble s'abreuver de sa propre ingénuité constamment, en continuant de me fréquenter et de se mettre en danger ainsi. Et j'aime ça, inconsciemment, - fatalement.

Dans un geste paresseux et que je devine regretté, il finit tout de même par s'éloigner de moi, me privant de la chaleur de son corps tout contre le mien. Spontanément, mes mains viennent embrasser sa taille, s'enroulant au creux de ses reins, de la même manière que plus tôt durant mon intrusion matinale. Mes pupilles éteintes plongent dans les siennes, plus vives et animées que jamais, alors que ses lèvres s'entrouvrent dans un souffle secret. « Tu préfères rester ici ? Ou alors aller marcher en ville ? Je pensais qu’on aurait pu aller jusqu’au parc Heisei… » Je me tais face à cette question, m'interrogeant sérieusement. Un instant, je savoure la chaleur et la friction de nos mains, distinguant sans mal la cadence paisible de sa chair qui frissonne sous la pulpe de mes doigts. Il ne fait pas si mauvais dehors, et c'est une bonne matinée pour marcher côte à côte et ne rien dire, ne faire que regarder le sol et avancer en silence. Pas dans un silence regretté et chagriné, au contraire ─ dans un silence apaisant et libérateur pour seulement aujourd'hui, pour un moment de répit, où les rues sont désertes et mortes, inanimées dans le plus beau des déclins. Ses phalanges s'égarent une fois de plus dans ma chevelure tandis que je m'apprête à lui répondre, mais il ne m'en laisse pas le temps et, à la place, me jette un regard grisant. « J’hésite, je suis pas certain que j’aurais le droit de faire ça si on sort… » Par là, je ne sais tout d'abord pas ce qu'il insinue, mais c'est lorsqu'il exauce mon souhait refoulé que je comprends ensuite le sens de ses mots. Sa bouche retrouve la mienne dans une caresse plus directe, moins hésitante qu'à l'accoutumée, et j'y réponds sans chercher à le repousser ou à l'empêcher de faire ce qu'il désire. Je veux bien sortir prendre l'air avec lui, à condition qu'il ne me mange pas la bouche à chaque coin de rue ─ quoi que, tel que je me connais, je vais une fois de plus aller à l'encontre de ce que je pense à l'instant.

« J'te l'ai dit, » répondis-je dans un souffle d'autorisé, le velouté de ses lèvres, sa senteur immaculée et ses mains courtisanes me freinant dans le cours de mes pensées. « Le vilain petit homme fait c'qui lui chante pour aujourd'hui. » Et aussitôt, j'effleure sa lèvre de mes crocs en guise de punition, mes yeux cherchant les siens avant de rompre l'échange tant quémandé. Tant qu'il en est encore temps, je ne devrais pas y prendre goût par moi-même : c'est ainsi que j'y songe et que je décide de me reprendre, de tenter d'oublier cette saveur encore présente sur mes lèvres. Je lui tapote doucement l'épaule suite à cette espièglerie, lui demandant silencieusement de s'écarter afin de me relever ─ et c'est en empoignant sa main et en entrelaçant ses doigts dans les miens que je me redresse, l'entraînant avec moi. « On y va alors. Prépare toi et fais ce que t'as à faire, j't'attends. » J'énonce d'une voix claire, soudainement plus autoritaire ─ et j'abandonne à contre cœur la douceur de notre contacte vital, sorti de ma torpeur. Ma main le pousse légèrement vers l'avant au niveau du bas du dos, comme pour l'encourager à se bouger, et puis je ne résiste finalement pas : je me mords la lèvre inférieure pour me remémorer ce qu'il s'est passé plus tôt, d'humeur sombrement taquin.


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Mer 24 Fév - 2:04
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Awake now +You are my sunshine, my only sunshine. You make me happy when skies are grey. You never know dear, how much I love you. Please don't take my sunshine away.
A mon grand soulagement, il ne me repousse toujours pas, malgré ma gourmandise enfantine et ma témérité excessive. Il me laisse goûter à ses lèvres si douces qu’elles agissent comme un baume sur les gerçures qui entaillent les miennes. Je pourrais rester immobile des heures ainsi, son visage au contact du mien, mon nez interminable posé délicatement sur le bord de sa joue, et nos bouches frémissantes l’une contre l’autres. Sa main sur ma hanche maintient une pression délicate au creux de mes reins. Mes doigts s’insinuent fiévreusement dans sa chevelure alors que ma paume gauche se colle d’avantage contre le sienne. Les pensées et la réflexion n’ont pas leur place dans mon esprit à ce moment, seul compte la chaleur de son corps si près du mien. Le flux de mes pensées est totalement dévié, emporté par un courant trop intense, auquel je tiens pas à m’opposer.
« J'te l'ai dit, le vilain petit homme fait c'qui lui chante pour aujourd'hui. » Murmure-t-il dans le mince espace ménagé dans notre baiser, avant de revenir à l’assaut de mes lèvres qu’il pince légèrement entre ses dents. Je sursaute, surpris par la légère douleur qui irradie dans mon menton, laissant échapper un petit rire automatique. Un si vilain petit homme qu’il n’a pas hésité à punir. Je geins exagérément, feignant une douleur intense, plus intense que son poing dans ma figure, plus terrible que son absence à mes côtés. On se sépare finalement, l’air gonflant soudainement mes poumons et me libérant de mon exquise asphyxie. Je suis hébété de plaisir, fixant ses yeux sans vraiment les voir, arrachant à regret ma main à ses cheveux pour la laisser retomber sur mon genou, molle et indolente. Ce baiser a un goût de nécessitée, un besoin absolu, un oxygène des plus pure dans mes poumons inconscient. Comment peut-on raisonnablement vivre sans connaître le goût des lèvres de Haku ? Comment suis-je censé demeurer devant lui sans avoir cette envie fulgurante de m’enivrer de son odeur, de sentir ce satin sous mes doigts, me soûler de sa chaleur et divaguer dans ses bras comme le plus détraqué des junkies. Je veux être un drogué, un toxico dépendant de ses bras et de sa peau, de ses cheveux sombres et de tout ce qu’il est. C’est la plus dur des drogues, un caïd, mon délinquant, mon bonheur criminel.

Ses doigts tapotant mon épaule me fait revenir sur terre et le dévisage sans comprendre ce qu’il veut, trop perdu dans ma luxure. Il est beau, je ne comprends pas ce qu’il me veut mais il est vraiment beau. Je me sens ivre, terriblement, délicieusement soûl, perdu dans des vapeurs chimériques, vestige du sommeil duquel il m’a si gentiment tiré.  Après un temps de latence, sa main saisit à nouveau la mienne, m’invitant à descendre de ses cuisses. Entrainé avec lui, je me retrouve échoué sur la couverture, dépité d’avoir à quitter la chaleureuse proximité qui nous unissait. « On y va alors. Prépare toi et fais ce que t'as à faire, j't'attends. » Lance-t-il, le ton autoritaire, comme pour me rappeler ma place de cadet. Il me pousse hors du lit, et je me retrouve à tituber contre le matelas. Bougonnant, je traine les pieds jusqu’à la salle de bain, empoignant des vêtements au passage, abandonnant le garçon au milieu de mes draps. « Je reviens, tu bouges pas, tu touches à rien, tu regardes pas quand je me change, pas comme la dernière fois… » Dans la salle de bain, je passe mon visage sous l’eau, contemplant mes traits dans le miroir. Un sourire y demeure imprimé malgré moi. Du bout des doigts, j’effleure mes lèvres, cherchant à retrouver un semblant des sensations éprouvées auparavant.  Que je les aime, ses baisers. Je pourrais m’en nourrir et cela me suffirait. L’empressement me rend fébrile, je veux sortir de cette pièce, retrouver ses doigts, quitter l’atmosphère confinée de l’appartement et parcourir cette ville trop froide et grouillante, me foutre de la gueule des gens qui oserait le regarder, les narguer et imaginer leur jalousie. Je me presse de m’habiller, les membres trop tremblant, trop maladroit.

Une fois changé, je m’en retourne vers Haku, saisit ses doigts, enroulant les miens autour de ses phalanges diaphanes. Je le tire vers moi, l’obligeant à quitter ce lit dans lequel je suis légèrement tenté de retourner me blottir avec lui. Ma main fermement liée à la sienne, je le pousse dans le couloir, lui emboitant le pas avec un entrain nouveau. Je trottine à sa suite avant de lâcher prestement sa main, m’agrippant lourdement  son cou et laissant mon poids venir peser sur son dos. Je titube en suivant sa démarche lestée par ma propre masse. Je veux rester ainsi, à perturber délibérément son équilibre, la joue pressée contre sa nuque. Une étreinte automatique, un genre de remerciement spontané, comme pressé de lui démontrer mon affection que je peine de plus en plus  à dissimuler.

« Je suis content que tu sois là. Je te préviens je vais pas te lâcher. Mais je serais un gentil garçon obéissant, promis, je ne te ferais pas honte. »


 
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